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Un fil, ce fil d’idées

Participation de Roasted Bean

enfant-main-fleurs

Au fil des années, il ne sut plus ce qu’était le bonheur. Au fil des années, le bonheur n’était pour lui que brise éphémère embrassant le visage le soir, ou au beau matin. Au fil des années, il sut que le bonheur, certes existait, mais que la vie pour lui n’était pas faite pour partir à sa quête : son destin était tracé, telles ces marques de sang qu’il se rappelait chaque instant.

En lui, le bonheur se vidait à la vitesse de la munition qui ôtait l’âme de son innocente famille. En lui, naissait cette braise incandescente de revanche qu’il jura ne pas montrer aux autres, car chacun montre ce qu’il est, et ce que son cœur renferme. En lui, virevoltaient les souvenirs éparpillés comme les ruines de sa maison, des souvenirs tendres tachés de haine à présent, des souvenirs de désespoir devenant motivation et volonté, des souvenirs de colère devenant source de bien-être, et des souvenirs d’injustice devenant réconfort, comme le souvenir de ce chat, emmitouflé dans un haillon au milieu des ruines.

Au milieu des ruines, un champ de bataille toujours vivace des esprits qui persévèrent et qui se confessent les uns aux autres. Au milieu des ruines, une ruine nouvelle des anciennes familles et anciens nouveau-nés. Au milieu des ruines ce chien venant de nulle part, queue remuante, signe d’espoir naissant en ce peuple qui n’est plus que grains de sable au gré du vent. Au milieu de cette toile fataliste que peint la haine humaine, se dressent ces petites fleurs violettes, symbole de la fin tragique mais apaisante de ce périple qu’on appelle la vie : Elle donne tout ce qui est beau, en échange de ceux qui profitent de cette beauté. Elle trace toutefois le sentier vers l’Inconnu, c’était ce refuge qu’elle offrait.

C’était ce refuge qu’elle offrait, un Inconnu qu’on a hâte de découvrir
Une autre vie ? Un royaume ? Ou bien le noir ?
Comme vous, les petites fleurs commencent à vieillir
Entre-temps, vivez-bien et gardez espoir.

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