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Sacré coup de vieux

Par Little Wild Lily

Jeu 11 ShayaLa dernière fois que je suis venue ici c’était il y a 20 ans, avec mon père. Depuis j’ai du partir pour travailler en ville, loin de mes racines, de mes habitudes, de mes rituels.
Je profite de ce retour pour aller dans ce temple dans lequel nous avions l’habitude de nous recueillir.
C’est un lieu sacré qui l’est encore plus pour moi, un lieu dans lequel on devrait être seul ou bien qu’au moins il y ait un silence tellement présent qu’on s’y croit seul.
Au lieu de ça j’entends derrière moi le déclenchement d’un appareil photo qui ne cesse de travailler, et puis ce groupe de jeunes femmes qui piaillent comme si on était au centre commercial.
Et ces deux-là, là-bas, qui échangent leurs langues comme si c’était un spectacle dont ils seraient les acteurs principaux. Je sers les dents, concentrée sur ces gestes qu’on m’a enseigné. Célébrer chaque offrande, chaque repas, chaque voyage, chaque rencontre. Je me concentre.
Un éclat de rire me fait frissonner, il n’y a plus rien de vraiment sacré maintenant. La beauté est ailleurs, elle est partie avec mon père.

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1 commentaire

  1. «J’avais retrouvé l’ancien mail qu’il m’avait envoyé : «J’ai tout refait. Pavés nettoyés et blanchis un à un, volets repeints, nouvelle toiture, nouvelles tuiles neuves, gazon consciencieusement tondu, portail à neuf».

    Une bâtisse à deux niveaux. Dix pièces. J’en étais le seul héritier.

    Ce matin, je garai ma voiture sur le chemin, me suis approché de la grille.

    Ce qui m’avait sauté aux yeux avait été l’extrême propreté de la bâtisse et ce soleil qui accentuait durement la blancheur des murs. «Propreté, propriété» me suis-je dit en esquissant un demi-sourire. Au milieu de la cour, trônait un tilleul à fière allure. Un vol de merles signa le ciel bleu mais tout autour, tout restait silencieux.

    Je me demandais pour quelle raison grand-père avait engagé tant de travaux et voulu cette remise à neuf avant de mourir. J’aurais voulu sortir la grosse clé, l’enfiler dans la serrure, repousser le lourd portail, gagner la maison en traversant la cour, ouvrir les volets bleus clair, monter à l’étage.

    Je repris la photo et en regardais tous les détails. Là, le grand tilleul, là le chemin pavé, ici la porte d’entrée de la maison. Mais ce n’était qu’une photo.

    Je tenais en main le cliché de la maison de grand-père, cliché qu’il avait rajouté à son mail : une maison disparue, volatilisée dans un grand incendie inexpliqué. Le feu avait en effet détruit l’ensemble du bâtiment. En une semaine, tout avait été déblayé. On avait fait complète table rase. Seule demeurait la grille derrière laquelle s’étendaient des champs à perte de vue, des terres surplombées par un ciel bleu azur. Le même ciel que celui sur la photographie envoyée en fichier joint par mon grand-père».

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