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Ni avec toi, ni contre toi … juste sans toi.

Par Shaya

jeu 10Je fixe ton collier depuis l’autre bout de la salle.

Comme si j’étais incapable de monter au dessus, d’affronter ton visage. Ou plutôt de constater comment tes yeux fuient soigneusement les miens.

Tu ne m’as pas accordé le moindre regard. Encore moins un sourire. Tu ne pouvais pas ne pas savoir que je serai là ce soir. Nos amis communs m’avait soigneusement prévenu que toi tu y serais, je ne peux pas croire qu’ils n’en aient pas fait de même avec toi.

 

Comme si nos quatre années n’avaient pas existé …

Je me demande si tu as mis ce collier ce soir par cruauté ou seulement parce que tu as oublié qui te l’avait offert. Autre souvenir de moi précautionneusement éliminé.

Point d’orgue à la souffrance de te voir, détail exquis pour parfaire la torture.

 

Je crois que j’aurais pu tout supporter de notre rupture si tu n’avais pas fait de moi un fantôme de ta vie.

D’ailleurs en apparence je l’ai très bien supporté si …

Si tu n’avais pas donné tous les codes, contourné tous les verrous, déjoué tous les pièges, fait sauter toutes les barrières.

Si tu ne m’avais pas habitué à la douceur de pouvoir tout dire, tout raconter.

Si tu ne m’avais pas habitué à avoir envie de tout te dire et d’être toujours compris.

Tu t’es approchée plus près de mon âme que personne et une fois cela fait, tu es partie. Me laissant seul avec mes mots.

 

Personne ne peut voir le trou à l’âme que tu as laissé, champ de ruines en ultime cadeau.

Ce n’est pas ton corps qui me manque, ce n’est pas la présence rassurante de quelqu’un qui me manque, c’est cette complicité qui me manque horriblement. Dont l’absence me dévore. La nuit, éveillé dans mon lit je rêve de t’appeler pour te raconter tout et n’importe quoi. Pouvoir te dire tous ces mots que tu m’as habitué à te dire.

 

Depuis que tu es partie surtout j’essaye de me souvenir.

Me souvenir comment c’était avant toi, comment je faisais pour fonctionner et pour avancer avant toi, quand je ne disais rien à personne.

Et je n’y arrive pas.

 

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8 Commentaires

  1. Dominique

     /  2 février 2013

    J’aime beaucoup.

  2. jeanro

     /  2 février 2013

    Excellent. peu de mots mais une belle intensité.

  3. Il y a beaucoup de sentiments dans ce texte, une tonalité tellement juste.

  4. lullaby

     /  4 février 2013

    Très juste, et très pudique. Ce pendentif aura vraiment suscité de jolis développements !

  5. Ton texte met les mots sur certains sentiments difficiles à exprimer, qui trouvent un écho chez moi (et même si on parle ici de fiction, j’imagine qu’il n’y a pas de fumée sans feu…).
    J’avais pris soin de ne pas lire les autres participations avant d’écrire la mienne, afin de n’être pas influencée, aussi j’espère que tu me pardonneras le parallèle fortuit que mon texte contient peut-être…

    • Je ne lis aussi jamais les autres textes avant d’avoir écrit le mien et il n’y a rien à pardonner pour le parallèle fortuit comme tu le dis entre nos deux textes.
      Difficile en les lisant de ne pas comprendre l’écho qu’ils font résonner mutuellement en nous … pas de fumée sans feu non 😉

  6. Ah la la ! Quel dommage ! Notre héros semblait pourtant avoir compris que ce genre de relation, qu’on confond fréquemment avec de l’amour, n’est qu’une des multiples formes que prennent ces transes hypnotiques où l’on adore sombrer avec délices. Mais il a cru que seuls leurs yeux magnifiques en avaient le pouvoir…
    Quelle erreur que la sienne car n’importe quel objet peut être chargé de cette cruelle mission. Et en tout premier lieu on trouve bijoux, breloques et autres coquillages et crustacés ! (ah les 80′)
    Merde, c’est dans tout bon manuel d’hypnotiseur débutant, ça…
    RTFM, on ne le répètera jamais assez !
    Et en second lieu, les Manuels, Pablo, enfin, tout le monde, précise qu’il faut l’assentiment de l’hypnotisé pour réussir… Ça devrait quand même nous mettre ma puce à l’oreille ? Ou ma biche ?
    Bref, je m’emporte !
    Je finirai cet exposé par le signe le plus frappant qui devrait nous indiquer clairement qu’on va tout droit et très rapidement vers ennuis, déconvenues et autres murettes irritantes : la relation par le menu d’une masse d’information personnelles relative à notre vie privée !
    Vous voyez le quiproquo ?
    Effectivement, ce ne sont ni nos mères (certes, là c’est pour les moins de douze ans, après, il est malsain de tout raconter à sa maman), ni nos psy, ni nos coach et guru.

    Donc, remercions chaleureusement l’auteur pour avoir si brillamment recensé, en un texte à apprendre par cœur pour les plus distraits d’entre nous, (genre moi) les sources virales de nos déprimes les plus fréquentes.
    Allez, courage, les erreurs sont les plus sûrs des guides pour ceux qui savent les reconnaitre !
    Mais j’avoue, ça fait chier.
    – Mimine, t’en vas pas, je veux mon câlin !!!! Pfff ! Raté. Bon, je retenterai ce soir quand elle rentrera du taf. Pourvu que sa journée se passe bien…
    Et hop, c’est ma tournée : laï laï laï laï, jé soui le mendiant de l’amour !

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