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Ma participation au jeu d’écriture

Par Lew
Il était là, assis sur son banc à regarder les passants passer, les jupes des jeunes femmes qui volaient au vent, les ourlets des pantalons bien taillés des hommes qui trainaient sur le sol, les glaces des enfants sortant du parc tombées sur le pavé… Les ombres des arbres que projetait le soleil sur la route, la brise fraiche qui secouait les branches… Les gens qui entraient et ressortaient des magasins parfois seulement une heure après, les bras chargés de sac. Il souriait assis sur son banc. Parfois un petit groupe de collégiens venaient s’assoir à côté de lui pour finir leur sandwich, ou le commencer. Ils fumaient aussi, beaucoup.
Oui il était là, assis depuis des heures et des heures. Les gens le regardait, parfois les yeux vides, comme s’ils ne le voyaient pas, et parfois plein de haine. Ce fut le cas d’un homme. Un homme au ventre rebondit, qui mâchait un truc non identifié tout en téléphonant. Alors l’homme du banc se leva et sa chemise blanche sembla briller au soleil. Il fit un signe à l’homme au téléphone et ce dernier regarda autour de lui, incrédule. L’homme du banc insista et l’homme au téléphone avança, méfiant, son visage tordu d’énervement. L’homme en blanc sourit, son sourire se découpant sur sa peau foncé alors que l’homme au téléphone semblait se poser de plus en plus de questions. Il raccrocha même, marmonnant une excuse avant de ranger son outil au fond de la poche de sa veste. L’homme en blanc attendit, et quand l’homme au téléphone fut assez prêt il lui dit :
_ Vous avez une femme. C’était elle au téléphone. Mais vous la trompez ! Avec une blondinette de vingt ans votre cadette. Ce n’est pas joli, pour un avocat, monsieur, de tromper sa femme.
Par Lew
L’homme au téléphone sursauta, écarquilla les yeux, maintenant aussi rond que deux billes. Puis son visage se tordit dans un rictus de colère noire, il s’apprêtait à hurler, à demander qui était cet homme qui semblait connaître sa vie, son secret, ce qu’il faisait… Le surveillait-il ? Et pour le compte de qui ?! D’un ancien client mécontent peut-être ? De sa femme ?!
Mais l’homme en blanc ne lui laissa pas le temps de parler. Non. Il lui mit une main sur l’épaule, le déstabilisant, puis il murmura quelques mots que l’homme qui trompait sa femme ne comprit pas. Puis soudain il eut très envie d’aller aux toilettes. Sans savoir pourquoi il le dit à l’homme en blanc qui lui indiqua le gros chêne. Il y a alla. Dans la rue personne n’avait attention à eux, il n’y avait que des gens pressés. L’homme en blanc sourit encore, content de lui comme un enfant qui a réussi à avoir de ses parents l’autorisation de manger des bonbons. Des bonbons… du réglisse ! Les meilleurs ! Soupirant d’aise il alla se rassoir. Des enfants sortaient du parc et il entendit une petite fille dire :
_ Maman ! Maman regarde il y a un livre par terre !
L’homme en blanc se releva et alla vers la mère et sa fille.
_ Oh il est à moi, j’ai dû le faire tomber quand j’ai sorti les livres de la camionnette (et il désigna de la main les étagères plaines de livres qui prenaient une partie de trottoir).
La mère de la fille prit le livre, un gros livre d’un peu moins de mille pages. Pas d’auteur, juste un pseudo : « l’homme au téléphone » et il titre en noir sur une couverture blanche avec une femme et un homme dans un lit, recouvert d’un drap rose bonbon : « Lui, elle, et sa femme » c’était le titre. La mère de la petite fille tendit le livre à l’homme qui la remercia et alla le ranger sur une étagère entre un petit recueil de nouvelles « Les Aventures de Lola » et une encyclopédie : « La bibliothécaire ». Puis il prit son tabouret, entre l’arbre et la rangée d’étagère, et le posa sur la route, devant l’étalage de livres qu’il parcourut pensivement du regard. « Frittes et steak haché », son préféré ! C’était un ado gros, gras, qui l’avait regardé comme s’il était une créature du diable et qui mangeait, qui gobait un steak fritte tout en marchant. Il n’avait pas pût s’en empêcher… Plus loin sur la droite, sur l’étagère des contes pour enfants : « La Lune et la poule » une enfant de riche qui lui avait jeté à la figure un regard dédaigneux. Elle montrait la Lune et avait une poule sur son T-shirt quand elle était passée devant lui. Il resta longtemps comme ça, à passer en revu sa collection. Puis la nuit tomba, il rangea tout dans sa camionnette et rentra chez lui.
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