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Allongée, alanguie…

Par EasyLeChaton

Allongée, alanguie, alourdie par la chaleur, je l’observe. Il n’a pas bougé. Moi non plu. Il les observe. Je les observe. Que peut-il bien attendre? Qu’attend-je? Allongée, alanguie, fatiguée, mollement couchée les yeux mi-clos. J’attends. Il m’a gardé un banc à côté de lui. Mais il fait si beau que le pavé bitumé d’habitude triste à souhait est aujourd’hui blanc de clarté, de lumière et de propreté qui donne envie de s’y coucher. Il fait si chaud que bouger est un luxe que ni lui ni moi n’envisageons. Le soleil au zénith retient les insectes qui pour quelques heures accordent leurs chants à la mélodie du silence. Le silence. Il a tout envahi et gagne sur la chaleur, sur la blancheur et sur le bruit. Il est maître des lieux. Pauvre vieux, pauvre de moi, prisonniers volontaires retenus en plein air. Forçats de l’été enfermés dans cette chaleur, dans cette moiteur, exilés du mouvement réduits au silence, voilà ce que nous sommes. Voilà, où ma curiosité va me mener. Voilà les conséquences de cette quête absolue de vérité. Heureusement, l’été ne dure que quelques heures. La douceur de l’après-midi finit par s’immiscer doucement entre lui et moi. Les ombres s’allongent emportant avec elles la forte chaleur. Levant la torpeur, elles ramènent la fraîcheur du soir. Si ce n’est vraiment de la fraîcheur il s’agit au moins du petit vent qui annonce la soirée. Allongée, alanguie, rafraîchie par l’air du large, je l’observe. Il n’a pas bougé. Moi non plu.

Il est l’heure, il se lève, je le suis. Il bâche les ouvrages. Je lisse mon pelage. Il se tourne, je ronronne. Nous rentrons. Notre maison est là. Derrière les lourdes étagères, faite de murs de livres et d’un sol en carton. Il prépare à manger. Nous dînons. Un plat froid. Servi à même la conserve, ce poisson est un met délicieux. Il s’assied, prend un livre. Fini plus d’ ouvrages à surveiller, juste quelques lignes à savourer. Juste quelques mots à caresser. Juste quelques phrases en mémoire pour lui tenir compagnie demain. Allongés, repus et heureux,nous attendons la nuit qui emportera la dernière raie de lumière, la dernière ligne de lecture. Et l’obscurité ramènera les insectes et leur chants.C’est la vie qui revient en berceuse à nos nuits.

Alors, allongée, ronronnante, caressée, je l’observe car demain je le sais, je serai là, allongée, alanguie, alourdie par la chaleur à l’observer.

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5 Commentaires

  1. monsieurnormal

     /  13 mai 2012

    Ah bravo, je crois que je vais rien faire aujourd’hui !
    Délicieux texte communicatif sur la langueur et le farniente.

  2. C’est chat la belle vie !

  3. J’ai ronronné de plaisir sous la caresse du vent 🙂

  4. On verrait presque le chat sur la photo après lecture de ton texte.

  5. Oui, il se degage vraiment une torpeur agreable de ton texte et on ne voit rien venir, le premier paragraphe laisse oeuvrer l’imagination en tous sens… J’ai pense a une femme amoureuse, a une enfant… Joli !

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