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Par Sushiesan

17h30. Dans un café du centre. Quelques photos sur les murs, contemporaines, originales. Et puis ces trois copines qui papotent. Rient. Paraissent insouciantes. Et elle. Elle attend. Elle attend et elle pense. Elle pense à Lui et à l’autre. Lui c’est sa vie. Son présent. L’autre c’est ses souvenirs. Son passé. L’autre qui l’a trompée. L’autre qui l’a laissée seule, désemparée. Sans repères. L’autre qu’elle a finalement réussi à repousser au fond de sa mémoire. Qui n’est plus que des souvenirs. Bons. Mauvais. Juste des souvenirs.
L’autre l’a trompée. Blessée. Brisée. Lui aussi l’a trompée, mais elle a pardonné. Elle s’est raccrochée à leur histoire qui commençait. Ses larmes, ses regrets. Elle a voulu leur laisser une seconde chance. Ils ont continué, cahin cahan. Ils se sont (re)construits. Ils sont toujours ensemble. Pour combien de temps ?

17h32. Il n’est toujours pas là. Elle lui a dit de pas se presser. De profiter de ses parents. Elle attend et réfléchit. S’interroge. Un message lu sur son portable pendant qu’il était occupé. Sa mère qui lui dit de se réveiller. Qu’ils s’inquiètent pour lui. Angoisse qui l’étreint. Il l’a rassurée. Elle ne parlait pas d’elle mais de son avenir. Sceptique. QUE de son avenir professionnel ? Ou de sa vie avec elle ? Sensation de malaise. Et s’ils gâchaient leur vie ensemble ? Elle l’aime plus que tout et c’est lui l’homme de sa vie. Si elle se trompait ? Et si lui se trompait. Et si ses parents pensaient qu’il vaut mieux qu’elle. Elle revient à l’autre. L’autre dont les parents ne l’aimaient pas et le faisaient savoir. Desamour ayant influencé la rupture ?

17h34. C’est elle et Lui contre le reste du monde. Et des petits pieds au fond de son cœur. Quelques fois qui effleurent sa conscience. Désir de créer un autre avec Lui. Un mix de leur deux personnalités. Le fruit de leur amour. D’autres fois plus loin. Repoussés. Craints. Lui n’est pas prêt. Elle oui mais elle ne sait plus si elle veut Des enfants ou Ses enfants. Peur de l’avenir. Le sien. Le leur. Cette société qui tombe de charybdes en scylla. Leur couple qui ne sera peut-être pas assez fort. Leur amour assez suffisant. Leur vision de l’éducation peut être différente. Et puis ces histoires avec ses beaux parents. Ces couacs toujours pas digérés. Et surtout ces comportements avec Lui qu’elle refuse avec ses enfants et cette peur de devoir entrer en conflit avec lui pour les protéger eux. Les protéger de ces reproches plus ou moins masqués. De cette culpabilité imposée. De ces critiques récurrentes sur des choix de vie qui ne sont pas les leurs et qu’ils ne sont pas capables d’accepter. Elle ne le supportera pas et ira au clash s’il le faut. Mais lui de quel côté sera-t-il ? Devra-t-elle se battre contre lui aussi ? Et si oui, est-ce ce dont elle a envie ? Ne devrait-elle pas arrêter les frais maintenant ?

17h36. L’impression de lui imposer des choix de vie qu’il ne veut pas. Qu’il va finir par regretter. Par les lui reprocher. Qui vont se transformer en rancune. Les détruire. Fatiguée de se battre. Fatiguée tout court.

17h37. Il passe la porte. Elle sourit. Elle l’aime tellement. Qu’importe ses doutes. Qu’importe ses peurs. C’est Lui et elle contre le reste du monde. Pourquoi se prendre la tête sur d’éventuels futurs problèmes. Ils les régleront au fur et à mesure qu’ils se présenteront. C’est ça la vie à deux après tout…

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8 Commentaires

  1. Vivre au jour le jour. Assumer son amour, ses choix. Ecarter les qu’en dira-t-on.
    L’Amour, ça ne concerne que les 2 personnes en jeu, les autres, c’est secondaire. Je crois. Je sais pas en fait.

    • C’est ce que je me dis aussi. Un couple c’est uniquement les deux personnes en jeu. Quand on est pas dans le couple, on ne peut pas savoir, et je trouve déplacé de juger, sans qu’on nous ai demandé notre avis, mais il y a des gens comme ça (comme ma belle-mère par exemple) qui ne comprennent pas et se sentent obligés de t’imposer LEUR vision de la vie, de TA vie en plus, genre elle sait mieux que toi ce que tu dois faire de ta vie et ce que tu as envie de faire. Mais je m’égare je sens ^^
      Je me dis que quand on a SA famille, celle que l’on crée avec son conjoint, on n’en n’oublie pas pour autant son autre famille, celle de laquelle on est issue, mais mais que notre priorité n’est plus au même endroit. Je pense.

      • Je suis bien d’accord avec ta conclusion. La famille d’origine, dans le meilleur des cas, reste là pour donner son soutien en cas de besoin et son amour dans tous les cas, mais c’est la nouvelle famille qui passe d’abord, ne serait-ce que parce qu’on a envers ses enfants des responsabilités qu’on a pas envers ses parents ou ses frères et sœurs. Quant au conjoint… On l’a choisi. 🙂
        Joli texte !

  2. Pour le coup, tu as vraiment emmené la photo dans ton univers et, il me semble, dans une partie très intime de ton univers.
    Concernant le texte en lui même, j’aime la façon dont tu fais monter l’attente, les tergiversations alors qu’Elle est seule pour les balayer quand Il arrive. Cela retranscrit très bien la façon dont on se perd dans ses pensées, même dans un lieu public. D’autant qu’il y a dans cette photo une lumière, une atmosphère, qui, pour moi, pourrait tout à fait provoquer ce genre de réflexion, (intime, personnelle) dans l’ambiance tamisée avec un verre d’alcool sur la table.
    Pour le fond du texte, je me demande si ces peurs quittent le couple un jour, celle de se tromper, celle de s’être trompé(e), celle d’avoir perdu du temps, celle d’attendre trop tard… Avoir peur pour son couple, avoir peur de l’avenir, avoir peur de devenir parent et avoir peur de devenir l’un des partis d’un couple de parents, appréhender de devoir redéfinir sa place dans une famille non plus seulement en tant qu’enfant, en tant que beau-fils, que belle-fille…
    Je crois que je trouverais moins naturel de ne pas appréhender du tout !

    • Oui, j’ai eu l’impression, alors que les mots apparaissaient à l’écran d’être hors sujet, mais j’y pouvais rien, cette photo je l’ai vu, je me suis imaginée dans un bar en train de la contempler, et c’est ce que j’ai écris qui m’a envahi. J’ai juste mis sur « papier » les tergiversations que cette photos a provoqué en moi.
      Pour le fond du texte, je ne sais pas si elles nous quittent, mais je sais que peu importe les phases de sa vie et les choix qu’on fait, on a toujours des peurs et des questions qui nous taraudent, les unes après les autres et je pense aussi que c’est normal. Ou alors c’est juste qu’on est des psychotiques névrosées 😉

      • Il est sympa et authentique ce texte. J’aime beaucoup. Je suis en train de corriger mon propre texte et je me sens moi aussi hors sujet dans ses 3/4. Les mots sont partis tout seul à partir d’une rencontre en forêt dimanche, donc rien à voir et d’un cabaret que je n’avais jamais remarqué à force de courir tout près de l’endroit où je travaille. Et là, on rejoint l’idée du bar…
        A bientôt

        • Il n’y a pas de « hors-sujet » puisqu’il n’y a pas de sujet ! On part de la photo et on se laisse glisser selon son inspiration, même si elle s’éloigne de l’objet principal.

  3. Ce que je remarque c’est surtout que tu réussis à montrer à quel point le cerveau des femme carbure à la minute ! C’est très bien écrit 🙂

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