Quelques mots

Bonjour à tous et à toutes,

Ayant rencontré des difficultés personnelles, j’ai pris la décision d’arrêter de m’occuper de cet atelier d’écriture, provisoirement ou définitivement. J’ai besoin de me recentrer.
Je vous remercie, chacun, chacune, pour vos belles histoires, pour les écrits que vous avez confiés en ce lieu, pour vos commentaires. Ce fut une très belle aventure et des rencontres avec vous passionnantes. Je pense notamment à l’atelier ToDoList, qui nous a liés les uns aux autres autour d’un jeu simple et efficace. Merci pour ça, pour tout !

Je vous souhaite de l’écriture et de la beauté dans vos journées  :)

Dame Ambre

spontane

Une photo que mon téléphone avait surexposée – mais les mots sont justes.

Layla (atelier n°5)

Participation de Roasted Bean

cheval-atelier-ecriture

 
Voici Layla, belle étoile au fond de la nuit
Une créature magnifique, qui brille et qui luit,
Elle est peut-être vivante, peut-être a-t-elle un cœur,
Tout ce que je sais, c’est que Layla est une fleur.

Layla, bonjour au beau matin, au moment où j’échappe,
Où j’échappe au temps, à la routine qui me rattrapent,
Où j’échappe vers ton paysage parsemés de petites fleurs,
Qui vivifie la vie avec ses couleurs, ses senteurs.

Layla, lilas peut-être, jonquille ou bouton d’or
Je ne te regarde que toi au bon matin, aux aurores,
A l’horizon, au moment où la lumière s’étend
Où la brise valse au gré des quatre vents

Layla, as-tu soif ? Viens que je t’arrose
Le soleil tape-t-il fort ? Parle, petite rose
Petite rose pâlit, ses pétales sont diaphanes
Elle meurt petit à petit, petite rose se fane.

Layla se consume comme d’antan les autres fleurs
Elle est maintenant partout, ici ou ailleurs
Place aux obsèques de Layla, les funérailles sereines
Où Layla au fond de son tombeau est reine.

Layla, qui repose au fond des cœurs, bonsoir
Ton ascension, ta dispersion, vers le néant du soir
Me chagrinent, m’apaisent et m’emplissent d’espoir
En me détruisant à l’idée du dernier au revoir.

Layla, toi qui me manque déjà, l’heure va sonner
Pour que je vienne te rejoindre, promis
Sur notre tombe, il restera en suspens une fleur de lys
Et autour, ton jardin de fleurs que tu as toujours affectionné.

Ceci est une lettre que j’écris à Layla,
Calligraphiée dans la beauté de la nature
Dans le galop d’un cheval, dans l’odeur fraîche de l’air pure
Et dans le champ, les plaines aux petites fleurs çà et là.

Atelier n° 5

cheval atelier ecriture

 

Voici la photo que je vous propose ce mois-ci ; ce cheval était au galop, mais mise à part la crinière en arrière, je n’ai pas réussi à saisir la force avec laquelle il se déplaçait ^^ Comme toujours, pour ceux qui ne seraient pas inspirés, vous pourrez débuter votre texte par les mots du challenge ou simplement l’utiliser dans votre texte.
Je vous rappelle les conditions d’écriture :

Contrainte : A partir de cette photo, toute personne qui le souhaite peut écrire un texte, trois mots, son histoire. Pensez à lui donner un titre et à me transmettre le nom ou le pseudo que vous souhaitez voir apparaître en ligne (si je ne vous connais pas encore).

Challenge n°2 (facultatif) : Insérez dans votre texte la phrase « il restera en suspens une fleur de »

Date : Vous avez jusqu’au 31 juillet pour participer – si vous dépassez la date, vous serez simplement en décalage par rapport au thème suivant qui sera donné le 1er août.

Transmission de vos textes : Par mail ou en me laissant un commentaire pour signaler la parution sur votre blog. Vous pouvez également lire l’à-propos. Pensez à ajouter le nom et le blog de l’auteur de la photo sur votre blog, s’il vous plait – celle-ci est de moi.

Discussion : à la suite des textes posés, vous pourrez discuter avec l’auteur. Un mot, même petit, donne envie de continuer d’écrire alors participez, commentez, faites vivre les textes une seconde fois !

Photo : ceux qui le souhaitent peuvent proposer leur photo pour un prochain atelier, envoyez-moi un mail pour se faire.

 

A bientôt de vous lire🙂

Des saveurs et des plumes (Atelier n°4)

Participation de Roasted Bean :

pommes main enfant

Petite pomme, mûrira et sera cueillie,
Accueillie dans son panier auprès des siens
Rencontrera des amis de tous les pays
Seront ensemble unis par ce délicieux destin

La poire est à l’honneur, puis l’orange, puis la poêle
Caramélisez votre sucre, si brillant comme les étoiles
Mélangez votre trésor jusqu’à transformation
Et préparez-vous à la préparation

La farine d’abord, puis les œufs, puis la levure
Et tous les ingrédients pour faire une pâte
Je tends à oublier, ma mémoire est toute usure
L’important, c’est que je déguste, je m’éclate

Ensuite, après la pâte, place à la concoction
Émincez les tranches de pomme et de poire
Mélangez le jus d’orange, un brin de vanille et d’espoir
Avec d’autres merveilles et versez dans un récipient

Prenez un grand moule et étalez-la avec amour
Elle aura du lever pour prendre du volume
Caressez de jaune d’œuf, avec un pinceau, une plume
Enfin versez le bonheur dans le creux et décorez le pourtour

Voilà une tarte aux pommes quelque peu réussie
Vous devrez vous occuper le temps qu’elle refroidisse
Cela dit, vous devez être épuisés, reposez-vous aussi
Quelques minutes avant de savourer les délices

Il me semble que le délice s’est envolé
Avec les bestioles qui l’ont volé
Loin de la tarte qui reposait au volet
On ne savait rien des oiseaux affolés

On ne savait rien des oiseaux affolés
Qui guettaient les fenêtres pour quelque repas
Ni ceux qui fonçaient, le bec en premier
Sur les vitres qu’ils ne distinguaient pas.

Belle à craquer ! (atelier n°4)

Participation de Marisa

pommes main enfant

Croquer cette pomme,
Comme la vie
Fruit de la terre gorgée,
elle nourrit
Sa peau aussi fine que la tienne
S’embellit aux rayons du soleil
Elle se colore et s’affiche
Tentation aux sensuelles rondeurs

Si d’aventure des yeux avides
se posaient,
Attirés par sa beauté gustative
Alors que bien juchée
A l’abri des regards se croyant,
une nuée virevoltante s’approche
au loin, attirée par ce butin alléchant

« on ne savait rien des oiseaux affolés »
Jusqu’à cet instant fatidique
Où plongeant becs pointés
Telle une armée, sur leurs proies pectiques
Juste Récompense,
de ces voyageurs fatigués

Les Todolists, 1

Voici donc venu le temps de la publication de vos textes, qui a pris un peu de retard pour certains🙂 Je vous remercie encore beaucoup pour vos participations. Je trouve l’exercice intéressant pour ce qu’il va chercher en profondeur, plus loin que la photo elle-même. Le décalage est touchant.

Les explications concernant le principe de l’exercice des ToDoList de Christine Jeanney  est sur cette page. J’ai lié vos noms sur les photos, pour conserver le droit d’auteur des images.

 

photo todolist lia adrienne

– annoncer aux parents qu’on voudrait étudier la sinologie et voir leur manque d’enthousiasme pour cette idée bizarre.
– deux ans plus tard, les quitter pour effectuer un stage de longue durée en Chine et leur montrer comment surmonter le syndrome du nid vite en utilisant skype.
– revenir de Chine avec une fiancée de là-bas et des projets plein la tête pour une installation définitive dans la vie trépidante de Shanghai.
– entendre ses parents dire que n’est pas si loin que ça, la Chine, finalement, et qu’il se débrouille très bien, là-bas, tout compte fait.
 

Adrienne

Fae rain celine

– se dorer la pilule
– boire à la paille
– imiter les pétales au vent
– repasser un pare-brise

 

Céline

todolist tulisquoi ambre

– jouer les couleurs, se souvenir de ce qui meurt, apporter la lumière sur les fissures
– tenir les fenêtres, repeindre le ciel
– penser à sauter, rester suspendue dans l’air, disparaître dans le vent
– dépasser les murs détruits, penser à m’échapper, écrire sans se gaspiller

Dame Ambre

photo todolist ambre lia

– Planter les clous de support des feux de l’imagination
– Planter la lumière dans les ténèbres de l’incrédulité
– Planter la craie sur le tableau de la créativité
– Planter tout et prendre le vol de 13h30 vers l’imaginaire.

Lia

Brussel adrienne lizly
– Briquer les cuivres jusqu’à y voir tête six pieds de long pif à la Jacquouille miroir déforme, gondole, insister sur les embouchures
– Battre le pavé à lui en faire mal, semelles de bois contre petits bouts de briquettes polis à la nonchalance des traines savates et/ou des rêveurs
– Chapeauter (casquer ? képiter ?) les débraillés musicaux avec visières et paratonnerres
– Fanfaronner majesticieusement (départ 14h30)

Lizly

122025 lizly Rain

– Faire un planning ;
– Procrastiner ;
– Paniquer ;
– Siroter un thé en regardant passer les deadlines.

Rain

todolist celineTulisquoi
– Ne pas allumer sous peine de…
– Ne pas souffler en espérant que…
– Ne pas manger au risque de…
– Fêter quand même puisque rien n’a de sens…

Tulisquoi

Recette (atelier n°4)

Participation Lizly :

pommes main enfant

 

Prenez une pomme. Ou deux. Ou trois. Ou plus.

Bleues comme des oranges, douces à caresser, juteuses, peut-être un tantinet acide dans le croquant, avec un retour sucré sur le léché.

Un couteau qui découpe, un couteau qui épluche, un couteau qui épépine, qui peuvent être le même.

Un plan plat paré d’une planche à peler.

Pluchez ou pluchez pas, l’épluche c’est personnel.

Taillez.

Compotez ou entartez, confiturez ou croquez cru, séchez ou confisez, garnissez ou simplifiez.

Faites comme vous le sentez, la pomme est une bonne poire.

Fin de l’atelier n°4 :

Bonjour à tous🙂

Je suis absente, mais j’avais préparé cet article qui devrait, si tout se passe comme prévu, être visible ce mercredi.
C’est la seconde fois, je n’ai pas eu le temps de faire l’atelier d’écriture : je suis trop occupée depuis quelques temps. Peut-être l’êtes-vous également, peut-être les photos ont du mal à vous inspirer, en tout cas pour l’instant il y a seulement deux participations. N’hésitez pas à m’envoyer vos textes si vous voulez participer, je m’en occuperai à mon retour (autour du 8 juin).

Le WE du 28-29 mai, je serai (je suis allée ? ^^) à un atelier d’écriture intensif sur deux journées, organisée par la Fondation Bouygues Telecom (ça y est, je commence à stresser d’aller là-bas😀 ), et j’espère que ce sera pour moi l’occasion de proposer d’autres ateliers ici. Je crois que la routine elle-même (une photo, une écriture) n’est pas forcément inspirante sur le long terme🙂
Si vous voulez ABSOLUMENT continuer aussi cet atelier, dite-le moi en commentaire🙂

Concernant le mois de juin, j’attends vos participations à l’atelier To Do List, ensuite à partir de juillet, nous changerons un peu les règles du jeu.

Voici les participations :

pommes main enfant

. P comme pommes, par Adrienne
. La pomme et les oiseaux, par Céline
. Recette,par Lizly
. Belle à craquer, par Marisa
. Des saveurs et des plumes, par Roasted Bean

Je vous souhaite beaucoup de douceur au milieu de ce printemps qui pointe enfin ses rayons chaleureux, et je vous dis à bientôt !

Dame Ambre

P comme pommes

Participation de Adrienne :

pommes main enfant

C’était un de ces mercredis qu’il était tout seul dans la maison…
– Alors il a encore fait une bêtise?

Alors il a pris quatre belles pommes dans le compotier, les a pelées…
– Et il s’est coupé? le sang a giclé?

Il les a coupées en beaux morceaux bien égaux qu’il a mis dans un poêlon avec du beurre et du sucre…
– Qui a joliment cramé?

Qui a joliment caramélisé! Et pendant ce temps il a pris de la farine pour faire une pâte…
– Il a bousillé le mixeur et dégueulassé la cuisine?

Il a étalé la pâte sur les pommes caramélisées et a mis son plat au four.
– Où il l’a oublié? Carbonisé?

Où il l’a laissé dorer une petite demi-heure et quand il l’a sorti…
– Il s’est brûlé? il l’a laissé tomber par terre?

Il l’a mis à tiédir sur une grille.
– Alors le chien l’a mangé?

Alors sa mère est rentrée et elle s’est écriée « mais tu le fais exprès ou quoi? tu sais bien que je suis au régime! »
– Je le savais que ça finirait mal, cette histoire!

La pomme et les oiseaux

Participation de Céline,

pommes main enfant

On ne savait rien des oiseaux affolés. On ne savait pas que lors de son approche il y avait toujours un bec qui se levait pour alerter. On n’avait pas conscience de l’envol soudain, des plumes oubliées dans la foulée, de l’excitation, de toutes ces trajectoires qui se perdaient qui s’emmêlaient qui ne savaient pas s’il fallait se réjouir ou pleurer d’être là réveillées.

En fait, la faim le tenaillait mais il ne s’en rendait pas compte. Il travaillait et ce quartier de pomme, —ce jus acide et sucré brisé entre ses dents— mit en alerte ses papilles comme une nuée d’étourneaux. C’était presque douloureux. C’était vif.

Et les oiseaux comme pris dans un nouveau filet de vent firent demi-tour. Aucun ne fut oubliés, ils plongèrent vers ce qui restait du gouter. On savait tout de ces oiseaux affolés tant qu’on tendait l’oreille vers leur criée.